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Casamance : l’Etat et le MFDC invités à s’accorder sur les "modalités’’ du déminage

Ziguinchor, 22 mai (APS) - La Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC) a invité, mercredi à Ziguinchor (Sud), l’Etat sénégalais et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC, rébellion) à s’accorder sur les "modalités’’ du déminage, une "œuvre de salubrité

publique’’ pour les populations vivant dans cette région naturelle, selon elle.
"Pour l’intérêt des populations que le MFDC prétend défendre, pour la liberté du peuple que l’Etat se doit de garantir, il faut s’accorder sur les modalités du déminage qui est une œuvre de salubrité publique pour les Casamançais qui en souffrent énormément", peut-on lire dans un mémorandum remis à la presse, à l’occasion d’une marche silencieuse pour exiger la libération des 12 démineurs enlevés début mai, par des hommes armés.
"Depuis la première explosion en mai 1990 à la place mythique de Gao, jusqu’a nos jours, les mines anti-personnel n’ont cessé de briser des vies en Casamance’’, s'alarme la plateforme, précisant que plus de 800 victimes ont été dénombrées à ce jour.
Elle indique que "les mines ont fait beaucoup de peine" et souligne qu'"une Casamance sans mine est une demande légitime des populations". Selon elle, "la nécessité de se saisir sérieusement de cette question du déminage se pose avec acuité’’.
"Il faut que tous se convainquent que les mines sont une arme redoutable à bannir dans ce conflit. Leur usage est moralement et humainement insoutenable, injustifiable’’, a jugé la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance.
Elle estime que "la seule ligne rouge à ne pas franchir, c’est la pose des mines ainsi que toute tentative d’enfreindre le déminage de la Casamance".
Une position qui sonne comme une réponse aux conditions posées par le MFDC pour le déminage humanitaire en Casamance.
Le CNAMS, des ONG dont Appel de Genève et APRAN, le MFDC et la partie bissau-guinéenne se sont réunis en mars dernier à Sao-Domingo (Guinée-Bissau) pour discuter sur les modalités d’accélération du processus de déminage en Casamance.
Au cours de cette rencontre, des éléments du mouvement indépendantiste se réclamant de l’aile de César Atoute Badiate, chef d'Atika, ont déclaré que la ''zone rouge est atteinte'', estimant qu'''au-delà de cette zone rouge, la sécurité des démineurs n’est plus garantie''.
Pour la PFPC, "la seule garantie d’y parvenir le plutôt possible, c’est la tenue des négociations entre l’Etat et le MFDC en vue de parvenir à des accords définitifs pour un déminage complet de la Casamance’’.

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