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Démineurs enlevés en Casamance : le MFDC libère trois femmes

Ziguinchor, 28 mai (APS) - L'un des chefs du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion), César Atoute Badiate, a libéré lundi après-midi trois femmes parmi les 12 démineurs enlevés depuis le 3 mai dernier à Kaïlou, dans le département de Ziguinchor (Sud), a

appris l’APS de source sûre.
"C’est l’ONG Mon Ku Mon (main dans la main en créole bissau-guinéen), au nom des autorités bissau-guinéenne, qui a récupéré les femmes vers 16 h à Kassolol en Guinée-Bissau’’, a déclaré le secrétaire général de l’Association pour la promotion de l’arrondissement de Nyassia (APRAN), Demba Keita.
M. Keita a été joint au téléphone par le correspondant de l’APS, après avoir pris part à une rencontre en territoire bissau-guinéen.
Il a précisé que la cérémonie officielle a eu lieu à Saõ Domingos en présence du gouverneur de la région de Kacheu et du préfet de Saõ Domingos.
Une délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de l’opérateur sud africain Mechem, de l’ONG Apel de Genève, de même que des membres du Groupe de réflexion pour la recherche de la paix en Casamance, l’association féminine USOFORAL et la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance ont également pris part à la rencontre, a-t-il ajouté.
"Les trois femmes ont eu droit à une forte mobilisation de leurs sœurs de Kassolol qui les ont habillées en pagne traditionnelle diola (l’ethnie majoritaire de la région de Ziguinchor), puis accompagnées jusqu’à Saõ Domingo’’, a poursuivi le responsable de l’ONG APRAN.
Elles ont été ensuite acheminées à Bissau, la capitale bissau-guinéenne, où elles seront remises au chef d’état-major de l’armée de Guinée-Bissau qui les remettra ensuite à son homologue sénégalais, le général Mamadou Sow, a indiqué Demba Keita.
Selon lui, le sort des autres démineurs, toujours entre les mains des combattants de César Atoute Badiate, dépendra de la tenue d’une nouvelle rencontre à Sao-Domingo, entre l’Etat sénégalais et le MFDC pour clarifier la situation du déminage en Casamance.
Il a souligné que son ONG veut pousser les deux parties à signer un protocole d’accord en mettant également sur pied un comité de suivi pour veiller au respect des engagements pris par les signataires.
"C’est la rencontre de Saõ Domingos qui va déterminer la suite à donner au déminage humanitaire en Casamance’’, a-t-il précisé.
Le CNAMS, des ONG dont Appel de Genève et APRAN, le MFDC et la partie bissau-guinéenne se sont réunis en mars dernier à Saõ Domingos (Guinée-Bissau) pour discuter sur les modalités d’accélération du processus de déminage en Casamance.
Au cours de cette rencontre, des éléments du mouvement indépendantiste se réclamant de l’aile de César Atoute Badiate, chef d'Atika, mettaient en garde en ces termes : la ''zone rouge est atteinte''. ''Au-delà de cette zone rouge, avaient-ils prévenu, la sécurité des démineurs n’est plus garantie.''
La Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, au cours d’une marche silencieuse organisée récemment pour exiger la libération des 12 démineurs, déclarait que "la seule ligne rouge à ne pas franchir, c’est la pose des mines ainsi que toute tentative d’enfreindre le déminage de la Casamance".
Pour la PFPC, "la seule garantie d’y parvenir le plutôt possible, c’est la tenue des négociations entre l’Etat et le MFDC en vue de parvenir à des accords définitifs pour un déminage complet de la Casamance’’.

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